si tu lisais
(jacques paris / sylvie berger)

si tu lisais en ma mémoire
les pages jaunies d’autrefois
tu les plierais comme en l’armoire
le linge rude d’autrefois
nous sentirions bon la lavande
jusqu’à la mort, vieillards tout blancs
et nous marcherions sur la lande
entre les fleurs à pas traînants

au lointain jappe un chien
au lointain jappe un chien
au bout de sa chaîne il attend
que cesse la nuit du temps

un soir on fermerait la porte
nous serions, dit-on, disparus
de la vie il faut que l’on sorte
comme le temps à pas menus
et l’on dirait pour qu’on l’entende
mais c’est l’amour qui les emporte !
et l’on dirait pour qu’on l’entende
mais c’est l’amour qui les emporte !

au lointain jappe un chien
au lointain jappe un chien
au bout de sa chaîne il attend
que cesse la nuit du temps

au bout de la chaîne on attend
que cesse la nuit du temps

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